Le Brésil a le plus important PIB total d'Amérique latine. Le PIB par habitant en revanche est inférieur à celui de l'Argentine, à celui du Chili ou à celui du Mexique. Quoique disposant d'une puissante agriculture commerciale et d'un secteur industriel assez diversifié, le Brésil est largement tertiarisé : en 2006, le secteur des services représentatit 64 % du PIB[4]
Les disparités économiques sont fortes et constituent un important enjeu politique. En 2002, entre 22 à 55 millions de personnes (selon que l'on prenne les chiffres du gouvernement ou de la Conférence nationale des Évêques) souffraient de la faim.
São Paulo, la plus grande ville du Brésil.
Une crise économique éclate en 1998
Le FMI décide alors d'accorder un prêt de 41,5 milliards de dollars américains en novembre 1998, car le Brésil a adopté les réformes imposées (privatisation) et a réduit ses dépenses budgétaires, notamment dans l'éducation. Aujourd'hui, l'économie tend à se stabiliser, mais reste fragile.
L'agriculture ne représente qu'environ 5% du PIB.[5]. Toutefois, le Brésil est une grande puissance agricole d'exportation.
Certaines cultures commerciales telles que le soja sont en plein essor.
Toutefois, la propriété foncière est très inégalement répartie et la pauvreté rurale reste importante.
Les progrès de l'agriculture sont liées à une forte déforestation.
En effet, chaque année, les pâturages sont dans un état avancé de dégradation, les agriculteurs cherchent de nouvelles terres car les rendements sont de plus en plus faibles ce qui entraîne la déforestation.
Le Brésil s' est retiré des secteurs traditionnels et a adopté la politique économique de la Colombie.
Le Brésil est le leader industriel en Amérique Latine. L' industrie emploie 41% des actifs, le domaine de l' aéronautique est particuliérement dynamique au Brésil.
La demande en énergie primaire au Brésil s'est élevée en 2001 à 238 millions de tep, en augmentation de 30 % depuis 1990. La production nationale s'est élevée à 206 millions de tep, soit un taux d'autosuffisance proche de 90 %. L'enjeu du développement de la production nationale d'énergie est très important tant pour assurer la croissance du PIB que pour contribuer à l'équilibre de la balance commerciale.
Au Brésil, la fourniture d'énergie électrique repose essentiellement sur l'hydroélectricité, qui fournit 86 % de la production totale d'électricité. Le pays est doté du potentiel hydroélectrique le plus important du monde, estimé à 255 millions de kilowatts. Il dispose avec l'usine hydroélectrique d'Itaipu, sur le fleuve Paraná de la plus grande installation du genre dans le monde.
Le pays développe aussi une filière complète dans le domaine de l'électricité nucléaire, qui fournit actuellement 4,3 % de l'énergie produite dans le pays. Il dispose pour cela d'importantes réserves d'uranium et a mis au point une technique d'enrichissement de l'uranium qui serait très compétitive.
L'entreprise nationale d'exploitation pétrolière est Petrobras, toutefois celle-ci ne dispose plus, depuis 1995, du monopole de production.
Il a également développé sa production de pétrole, notamment grâce à des forages en haute mer. Sa production qui approche de 1,9 million de barils par jour lui permet d'atteindre l'autosuffisance à court terme.
Le 8 novembre 2007 la compagnie nationale d'hydrocarbures Petrobras et ses partenaires pétroliers aux Brésil annonçaient la découverte un nouveau gisement au large du Brésil (Tupi Sul) évalué entre 5 et 8 Milliards de barils, susceptible d’augmenter les capacités de production du Brésil d’au moins 40 %. Le Brésil deviendrait l'une des dix premières réserves de pétroles du monde (actuellement 24ème mondiale) en concurrence direct avec le Vénézuela dans l'exportation.[1] L'exploitation de ce champ gigantesque (le plus gros gisement découvert depuis ceux découvert au Kazakhstan en 2000) ne devrait débuter qu'à partir de 2012.
Le Brésil a également fortement développé la filière de l'éthanol, biocarburant dont il est, avec 154 millions d'hectolitres par an, le premier producteur mondial. Cet éthanol est produit à partir de la canne à sucre, ce qui permet grâce à des rendements élevés un coût de production bas, de l'ordre de 0,17 euro/l. Un plan de développement de l'éthanol prévoit une progression de la production de 55 % d'ici 2010, pour atteindre 240 millions d'hectolitres à cette échéance. Un vaste plan pro-alcool a été mis en place pour diminuer la pollution au soufre notamment et améliorer l'autonomie énergétique. Cela n'a pas été sans conséquence sur la déforestation. Dans ce programme, la Canne à sucre servait de matière première. Parmi les critiques contre ce programme, outre le coût, figure la demande de terres arables qu'elle représente, aux dépens des forêts et des cultures vivrières. La chute du prix du pétrole dans les années 1980, l'expansion du parc diesel, et finalement la découverte d'importantes ressources de pétrole dans les eaux brésiliennes ont été autant de conditions défavorables pour ce programme, qui connaît cependant un regain d'intérêt récent, du fait de la flambée des cours internationaux du pétrole. Le bilan énergétique de l'éthanol brésilien est assez bon car les « raffineries » sont autonomes en énergie, la bagasse de canne à sucre fournissant suffisamment de combustible pour leur fonctionnement.
La mise sur le marché de véhicules polycarburants (ou flex fuel, VCM) a connu une spectaculaire envolée avec la hausse du cours du pétrole, pour dépasser 5 000 % en 1999. On estime que ce taux dépassera 90 % en 2008. On peut noter que la Suède a elle aussi développé cette technique, bien que les biocarburants soient pour l'essentiel importés. En effet la canne à sucre ne pousse pas en Europe. Les deux solutions qui restent sont la production d'éthanol à partir de la betterave sucrière ou encore l'importation, deux procédés beaucoup plus coûteux en énergie. Cela entraîne un cercle vicieux qui enlève au biocarburant ses qualités d'énergie renouvelable.
La moitié du Parc automobile du Brésil en 2008 fonctionne avec ce biocarburant à base de cannes à sucre. De nouveaux riches brésiliens émergent actuellement : ce sont les grands propriétaires de terres à cannes à sucres qui se réunissent par groupe autours d'une raffinnerie construite avec leur argent mis en commun et donc vite rentabilisé par la vente de l'alcool de cannes à sucre. Les Etats-Unis se sont montrés très interréssés et envisagent le developpement de la culture de cannes à sucres dans leur pays à long terme ; à moyen terme l'importation de ce carburant beaucoup moins couteux que le pétrole, ce qui signifie aussi le développement d'un parc automobile flex fuel.
Le Brésil a pour ambition de se doter d'une technologie spatiale nationale. Il dispose d'une base de lancement à Alcântara, au nord-est du pays. Depuis 1997, le Brésil a connu plusieurs echecs, dont un ayant provoqué la mort de 21 techniciens en août 2003.
Le programme spatial a été maintenu et soutenu par les différents présidents sur cette période.
Le 23 octobre 2004, une première fusée est lancée avec succès, et est restée quatre minutes en micro-gravité.
L'aéronautique est aussi un secteur très important, avec Embraer, 4e constructeur mondial d'avions.
Le Brésil possède aussi des compétences avancées dans le domaine médical (fabrication de médicaments génériques), le clonage d'animaux (naissance de la première vache clonée en 2001).
Enfin le Brésil affirme avoir mis au point dans son usine nucléaire de Resende (État de Rio de Janeiro) un procédé d'enrichissement d'uranium 25 fois moins cher que celui utilisé aux États-Unis.
Sous la pression de la Banque mondiale, le Brésil réduit progressivement sa dette publique, qui est passée de 57 % en 2003 à 51 % en 2005[2]. L'inflation est maîtrisée depuis 1994. L'assainissement de la situation budgétaire a conduit le Brésil à annoncer en mars 2005 qu'il n'aurait pas recours à un nouveau prêt du FMI.
Les taux d'intérêt demeurent cependant élevés : le taux directeur de la banque centrale brésilienne est de 11 % et les emprunteurs finaux peuvent être soumis à des taux de 25 %[3]. Ces taux, qui montrent que les institutions financières craignent un retour des dérives, pèsent sur la croissance, qui oscille entre 0 et 5% depuis le milieu des années 1990.
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